Une équipe de chercheurs, d’un laboratoire du MIT américain, le Senseable City Lab, vient de publier une étude où ils ont tenté de calculer quelle part de verdure un piéton pouvait voir dans les principales villes du monde. À ce classement, c’est Singapour qui s’en sort le mieux et Paris le moins bien.

 

Paris contre le reste du Monde

Central Park à New York City, Hyde Park à Londres, Shinjuku Gyoen à Tokyo, parc Chapultepec à Mexico City ou encore Bitsevsky à Moscou. Voilà autant d’énormes espaces verts nécessaires à la respiration des mégalopoles et de leurs habitants. Paris fait pâle figure en comparaison, avec ses parcs aux dimensions nettement plus modestes (Tuileries, Luxembourg et Buttes Chaumont notamment). Les efforts de végétalisation de la mairie de Paris n’y ont rien fait ou alors il faut encore attendre qu’ils portent pleinement leur fruit. Toujours est-il qu’une récente étude internationale fait de la Ville Lumière l’une des cités les plus «grises» qui soit.

Le vert, source de bien-être pour la population

La question des parcs au sein de zones urbaines, si elle peut paraître anecdotique, n’en est rien. Elle agit comme facteur d’attractivité du territoire : la présence d’espaces verts dans les villes a un impact positif non seulement sur la santé et le niveau de stress des habitants, mais également sur les dépenses de santé engagées par les pouvoirs publics (-94 millions d’euros de dépenses de santé pour une hausse de 10% des espaces verts dans villes, selon une étude publiée par L’Unep (Les Entreprises du Paysage).

Espaces verts et attractivité…

On note par ailleurs que, de façon logique, les espaces verts représentent un facteur d’attractivité des zones urbaines, tant pour les particuliers que pour les entreprises : d’une part, 85% des français eux ont pris en compte la proximité des espaces verts pour choisir leur quartier d’habitation, d’autre part, les entreprises et les commerces s’installent davantage dans des zones incluant plus d’espaces verts.

… Y compris immobilière

Elément tout particulièrement intéressant dans le secteur immobilier, un espace vert à 100 m de son habitation peut représenter jusqu’à 10 000 euros de plus-values, toujours selon cette étude.

Ainsi, lors de vos prochains déplacements une grande métropole mondiale, n’hésitez pas à aller flâner dans les parcs et passez, si vous en avez l’occasion, devant une agence immobilière afin de comparer les prix !

 

Pour en savoir plus : http://senseable.mit.edu/

http://www.lesentreprisesdupaysage.fr/actualites/2016-valorisation-%C3%A9conomique-des-espaces-verts-etude-unep-et-nicolas-bouzou