La récente rencontre internationale entre la FNAIM du Grand Paris et son homologue catalan, l’API, fut l’occasion d’un regard croisé sur les marchés immobiliers des deux pays. Quelles informations retenir des présentations ?

A l’instar du marché français, le marché immobilier espagnol connait également une reprise affirmée. Pour autant, les prix restent encore largement en dessous de 2007 – année la plus haute avant la crise –  et des prix moyens français : Barcelone, la ville la plus chère, affiche 4 284 € le m² alors que Paris tutoie les 9 000 € au m².

Suivent ensuite Madrid et le Pays Basque espagnol avec respectivement 2544€ et 2 519 € le m². Le prix moyen espagnol s’établit quant à lui à 1530 € le m² et à 2544 € le m² pour la seule Catalogne. Prix et fiscalité attractifs, qualité de vie, climat, etc. constituent autant d’atouts pour les investisseurs étrangers.

Les Français, 2ème investisseur sur le marché espagnol

Les étrangers représentent 14 % du total des transactions effectuées en Espagne, soit 55 500 sur les 464 223 ventes immobilières enregistrées en 2017. 80 % des acheteurs ont opté pour un logement dans l’ancien. Les Français arrivent en seconde place des acheteurs étrangers : avec plus de 5 300 ventes enregistrées en 2017, ils représentent plus de 8,2 % des investisseurs étrangers, derrière les Britanniques (15,6 %) et devant les Allemands (7,8 %).

Le profil type de l’investisseur étranger établi par l’API est majoritairement – à 38 % –  un acheteur de 45 à 64 ans avec des enfants de plus de 18 ans et ayant les ressources nécessaires lui permettant de mener à bien un projet de changement de vie.

« Le marché espagnol a tourné la page de la crise de 2007, avec un nouvel environnement qui se dessine. Le secteur résidentiel renoue avec la croissance, tous les indicateurs sont au vert et 2018 verra cette amélioration s’amplifier », analyse Joseph Pellicer, délégué général de l’API.