L’Apur vient de publier une étude sur l’utilisation des vélos chez les étudiants dans la capitale française ainsi qu’au sein de la Métropole du Grand Paris. Les résultats montrent que cette catégorie socio-professionnelle a davantage recours à ce mode de transport que les actifs, et évoque notamment des raisons budgétaires pour justifier ce constat.

Le plan Vélo de la Ville de Paris

A Paris, le plan vélo, lancé par la Ville en 2015, ambitionne de projeter la part du vélo à 15% d’ici 2020. Pour ce faire, de nombres pistes cyclables ont été créées ainsi que des places de stationnement vélo sur l’espace public et la généralisation des zones 30. Suite à la ratification de la COP21, l’utilisation de ces modes de transports plus verts est amenée à augmenter dans le Grand Paris. Plus d’un étudiant sur 5 se déplace uniquement à vélo.
Au-delà des vélos (et des Vélibs, pour la déclinaison parisienne de l’équipement en libre-service), de nouveaux modes de transports sont apparus ces dernières années sur les trottoirs de nos villes. Gyroroues, gyropodes, skates, overboards ou encore trottinettes électriques sont de plus en plus prisés par les franciliens en quête de déplacements fluides et rapides avec des équipements peu encombrants.
Ces outils innovants s’inscrivent pleinement dans l’évolution de la mobilité urbaine ainsi que dans les enjeux propres au développement durable : alimentation électrique et réduction de la pollution générée par les transports automobiles.

Le vélo, moyen idéal pour assainir l’air des villes ?

Les bicyclettes sont à l’origine d’une profonde mutation des déplacements en ville, observée également dans d’autres métropoles mondiales (Citi bike à New York City ou encore Docomo bike à Tokyo). La capitale française n’est pas une exception, mais s’inscrit au contraire dans une nouvelle dynamique de flux locaux pensés notamment en fonction de critères environnementaux.
C’est là également que se joue l’attractivité du territoire de la métropole du Grand Paris, fréquemment touchée par des pics de pollution en période estivale : développer davantage l’usage des vélos en libre-service représente un moyen pertinent pour désengorger les axes routiers et réduire les taux de particules fines dans l’air parisien.

Source : étude APUR, « La mobilité des étudiants à vélo à Paris et dans la Métropole du Grand Paris », https://www.apur.org/fr/nos-travaux/mobilite-etudiants-velo-paris-metropole-grand-paris