, , ,

Le Ceser s’est penché sur l’avenir des territoires péri-métropolitains

 

 

La création de la Métropole du Grand Paris et des grandes intercommunalités a accentué la concentration des activités dans la zone dense. Dans ce contexte institutionnel bouleversé, le Ceser s’est penché sur l’avenir des territoires péri-métropolitains. Un travail d’un an, mené par Nicole Sergent, et dont le rapport a été présenté à l’assemblée consultative début juillet, pose la question suivante : comment abolir les inégalités territoriales et éviter un décrochage des communes situées en périphérie du tumulte métropolitain ?

 

Quels sont ces territoires ?

Intégrés ou pas à l’aire urbaine de Paris, ces territoires de périphérie se caractérisent d’abord par leur très grande diversité. Des villes de banlieue, comme Sarcelles, aux premières villes nouvelles (Cergy, Evry…), en passant par les communes « porte d’entrée » de la région (Roissy, Saclay, Marne-la-Vallée…), ou ces « villes traits d’union » (Nemours, Provins, Rambouillet). Mais surtout de grands espaces ouverts, plateaux agricoles, boisés, naturels, au cadre de vie attractif et au potentiel culturel et touristique fort.

Ces intercommunalités aux tailles très variables (de 15 000 à plus de 100 000 habitants) ont, selon le rapport, un rôle clé à jouer dans l’épanouissement francilien.

 

Quels risques ?

Au-delà des inégalités bien identifiées entre l’Ouest et l’Est, à maîtriser, le rapport alerte sur d’autres risques, notamment sur un décrochage d’une partie de ces territoires, en termes d’activités économiques.  Ces derniers ne doivent pas être une spécialisation sociale résidentielle, sachant que sur les 70 000 logements à construire par an en Ile-de-France, 34 000 y sont prévus, dont 24 000 dans l’unité urbaine. Afin de prévenir cette fragmentation croissante de l’espace et une marginalisation importante des territoires ruraux, le Ceser entend renforcer les moyens d’actions de ces intercommunalités aux ressources fiscales souvent insuffisantes pour établir de véritables politiques d’aménagement et construire un projet territorial cohérent.

 

Quelles solutions ?

Pour réduire les inégalités sociales et territoriales, les politiques publiques régionales doivent aider à l’émergence de solides projets de territoire portés par les nouvelles intercommunalités, à partir de leurs spécificités.

Le Ceser propose d’agir sur 6 axes :

  • Mesurer les risques de nouvelles inégalités territoriales en Ile-de-France
  • Elaborer des stratégies de développement plus ambitieuses pour les territoires péri-métropolitains
  • Développer des politiques d’aménagement plus structurantes
  • Faire émerger des outils d’aménagement mieux adaptés aux réalités des territoires périurbains et ruraux
  • Bâtir les politiques de développement et d’aménagement sur l’inter-territorialité
  • Co-construire l’inter-territorialité sous l’impulsion de la Région Ile-de-France

Refonder le lien qui unit les territoires péri-métropolitains au cœur de l’agglomération, asseoir leur place dans le fonctionnement métropolitain, assurer leur développement et leur aménagement permettront de donner plus de force au rayonnement et à l’attractivité de la région capitale. La Région Ile-de-France a un rôle central à jouer pour accompagner la construction d’un développement territorial durable fondé sur des interdépendances choisies.

 

> Pour en savoir plus